Signifiant

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Trajectoires vocales… des effets de voix


"[...] Ce texte s'adresse à tous ces enfants, à tous ces êtres pris dans la stupeur de la langue, les musiciens, les poètes, les écrivains, à tous ceux qui sont saisis par le son, le flux des sons,
A tous ceux qui sont sensibles aux flux des sons dans la précarité de l'instant, où les sons guettent les mots, à tous ceux qui se démettent de la signification fétichiste, à tous ceux qui ne dissocient pas contenu et expression."

" [...] Produire de la voix, c'est produire une éraflure sur le bruit du monde ; en quête de sons,  d'images, elle fait surgir des images-sons. Elle devance, précède et fomente le langage, le pétrit, venant s'incarner dans un corps sonore qui ne se voit pas. "

" [...] Mouvante, errante, intense, constituée de vitesses et de lenteurs, elle nous fait sauter dans l'inconnu venant attester qu'il n'y a pas de savoir définitif, pas de raison raisonnante."

" [...] La voix expose, s'expose et expose le sujet à l'indétermination, dans le lieu où le désir est pris dans l'informulé, dans le désir qui oublie, qui s'oublie, qui est toujours là,... mais on ne pense pas que c'est le désir."

Une « neutre et bienveillante » violence

« JE PARLE ICI EN TANT QU’ANALYSTE PRATICIENNE, mais aussi au titre de mon devenir analyste, tant il est vrai que ce devenir est – et pour tout le temps qu’on a à « vivre avec » – pétri de notre expérience de vie antérieure et simultanée, de ce que nous avons été amenés à rencontrer depuis notre naissance ou avant même, et bien avant notre propre analyse. Tout ce que nous avons été amenés à rencontrer – les langues multiples, les cultures et les environnements entre lesquels tout un chacun se constitue –, c’est ce poids de vie qui viendra soutenir la pratique de l’analyse. Et pendant des années, plusieurs heures par jour, se joue la rencontre surprenante d’une étrange temporalité et d’un étrange espace qui semblent filer hors des années et du présent, ayant constamment affaire aux mutations des représentations actuelles, et sûrement pas seulement des représentations… Langues multiples, cultures, environnements divers « entre » lesquels tout un chacun se constitue – mais comment ? Pour un analyste, quelles que soient les théories auxquelles il se réfère ou qu’il promeut, la langue est incontournable. En psychanalyse, elle est instrument de la parole, tissu de l’expression de la subjectivité, en ce sens qu’elle est la source de représentations de mots qui, pour Freud, constituent le préconscient qui n’apparaît qu’avec le langage. C’est dans la mesure où ces représentations de mots se lieront aux représentations des choses inconscientes qui sont les traces mnésiques, en réorganisant leur traduction, que s’exprimerait le sujet de l’inconscient. Le signifiant serait l’articulation même de la représentation de choses à une représentation de mots. [...] »

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L’insignifiant

« Ce qui distingue essentiellement l’homme de l’animal, ce n’est ni la parole, ni le poids ou la forme de son cerveau, ni l’importance du néocortex, ni son appareil phonatoire, ni l’opposition du pouce et de l’index, ni qu’il baise à tort et à travers. Ce qui le distingue essentiellement, c’est sa foutue manie de fourrer dans ses tiroirs des trucs qui ne servent à rien !
On vendait récemment chez Sotheby’s une collection de quelque douze mille emballages de sucre. Voilà l’homme !
Nous sommes tous des Facteur Cheval, des collectionneurs d’Insignifiant, des brocanteurs de l’Inutile.
Si vous surprenez un jour votre chien en train d’entasser des objets inutiles dans son panier, ou s’il se met à chantonner, méfiez vous : il se pourrait bien que, le lendemain, il pense et que, le surlendemain, il vous passe un collier autour du cou.[...] »

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