Schizophrénie

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Schizos en service d’accueil HP

  (Erik Hindelang, http://www.artsencornouaille.com/2006/galleries/1149862361293)

Fragment de l'article paru dans la revue papier

« Ce qui frappe d’emblée (véritable uppercut, toujours cette intrication des mots et des choses dans la schizophrénie…), c’est l’insaisissable de la position du « sujet » dans le monde. Comme si il y avait métastase des lignes de fuite (mixte d’éléments de réalité éprouvé), imbrication de celles-ci jusqu’au collapsus nodal, – les lignes folles se mélangent, les devenirs s’entremêlent comme autant de possibles jusqu’à constituer des nœuds, authentiques points d’arrêt processuels : grains d’abolition dans une mécanique en surchauffe – coagulation, stase. Schizophasie : le schizophrène tel qu’il rend compte  en vérité  et  à la lettre  de ce qu’il sent intensément frayer sur lui :  haute vitesse et catatonie, tout un chromatisme de gradients (et d’effets) pousse jusqu’au verbe, - fait chair - sinon mutisme par trop bruyant [...] »

Mails machiniques

 

« De : n@pobox.com
Objet : etc
Date : 4 avril 2007 01:58:24 HAEC
À : revuechimeres

Idée du soir :
Quand on arrête de fantasmer tout le temps le futur que l'on n'agit pas, le problème se réduit nettement, on n'est plus que confronté au moment présent, on est bien obligé de se démerder sur l'instant.
Je repense à ces lignes parlant de personnages de dessins animés qui restent suspendus en l'air par leur inertie  ; je pense beaucoup en ce moment à cet espèce de fond de l'univers, de matière noire qui maintient les planètes et les étoiles en l'air dans le vide, et je pense à la narration : d'une certaine manière on se narre (qu'est-ce qu'on s'narre :)), on est dans le continu, dans le vide (les possibles, en fait) ; c'est pas pour rien que la musique nous touche, c'est un flux qui nous porte.
La continuité de la musique pendant le silence, c'est le soulagement de n'être plus confronté aux possibles de ce vide sidéral, le flux de la pensée fait, autant que possible, de même.

hum :) [...] »

(Fragment de l'article complet paru dans la revue papier)

Clown par-devers soi

« Un échange houleux s’instaure entre Suzanne et Thomas. Elle le cherche, Thomas essaie de se protéger, d’esquiver. Pour ce jeune psychotique qui lutte avec angoisse contre la folie qui l’envahit parfois, la rencontre avec Suzanne – folle et qui l’exprime à outrance – est insupportable [...] »

Fragment de l'article complet (voir PDF)

 

Processus de création

« VOICI QUELQUES EXTRAITS d’une discussion publique, à Tours, le 14 février 1987, lors de la semaine du cinéma…
Ces quelques réponses, dans un débat public, ne sont que de brèves remarques. Il faudrait, bien sûr, les développer. Mais est-ce bien le lieu, le moment de le faire ? Reprendre quelques points, ouvrir un peu plus quelques fenêtres sur un site toujours à questionner, toujours à déblayer, à débarrasser des scories d’idéologies lourdes, faussement naïves, lourdes d’habitudes ancestrales entretenues.
« L’émergence » ne devrait être que la manifestation du paraître d’un retrait : l’« élan retenu », dont parle Francis Ponge à propos des herbes de sa « Fabrique du pré ». Aller là où se passe quelque chose qui ne soit pas morne répétition, dans le pur « rassemblement » du rythme. Matériau le plus « matériel » qui soit, ce avec quoi on doit compter pour ne pas glisser vers des constructions intellectualistes, grumeaux d’aliénation sordide qui pavent le discours moderne.
Il s’agit ici d’un « commerce », dans tous les sens du terme : Umgang, comme le dit Viktor Von Weizsacker, où un va-et-vient maintient le rythme de « l’homme qui marche » de Giacometti, évoqué quelque peu dans ces réponses. Garder les pieds au sol afin de s’accorder avec ce qu’on nomme le « pathique » ; « lieu par excellence », comme nous le disait une jeune schizophrène encore toute surprise de son bouleversement existentiel. Tout est encore à dire, même dans un silence entendu. Peut-on encore créer le sentier du sens ? Il s’agit en effet de création, de rythme, de mise en forme, « d’enforme », comme le disait Lacan. [...] »

Fragment de l'article complet (voir PDF)

« Seul le périssable demeure »

À Jacques Lejeune.

I. Avant l’histoire qui suit et encore la pré-histoire.

ENFANT, J’ÉTAIS NULLE EN MATHS. La prof, femme douée se mit à occuper une moitié de ses heures de cours en nous parlant de ce qui la passionnait, à savoir la préhistoire et ses traces. Sur ce, j’occupais bien de mes jeudis à gratter la terre à la recherche de fossiles. J’en trouvais d’ailleurs ; os de baleine, vertèbres de poissons et autres coquillages. Un peu plus tard dans ma vie, j’entrepris un grand voyage. Dans l’espace et vers le temps. Le lieu désigné fut les îles Galapagos. Ilots volcaniques au large de l’Équateur, visités par Darwin et par quelques corsaires chers à mon enfance. Vivent sur ces îles une faune et une flore uniques au monde par leur parenté avec des espèces animales voisines de la préhistoire. Réserve naturelle dans ses écarts temporels et évolutionnistes.

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